Poésie / Après un film: Vacances

15 décembre, 2010

Poésie:

Petit compte rendu après avoir vu un film de Jacques Tati, Vacances, impressions des images, mise en mots du mouvement du film, de la peinture colorée de ses séquences, mise en écriture des images du film encore vivantes, défilant dans la mémoire de l’auteur après le film:

après un film, vacances

éclat des êtres qui passent,

. . . . . . jeux incessants

passages des lumières,

croisements des personnages

regards, . . . . . . . . . . . . .

surprises . . . . . . .

l’un passe . . . . . . . . . . .

. l’autre tourne l’oeil,

sous le ciel, . . . . . . . . . . .

sur le sable . . . . . . . . .

pétillement des lumières

sur le sable . . . . . . . . . . . . . . .

rêverie folle des vacances,

. . . . . . . . . vacances!

fête, la fête,

la vie, vie est-elle

une fête? . . . . . . . . . . .

tout tourne,

l’être est de . . . . . .

devant le décor

tu passes, tu passes,..

comme un singe . . . . . . .

…….. . . ou un grand oiseau

les élans de vie . . . . . . .

portent et sont courts,

la vie est surprenante

laisse passer ton rire,

vis

comme la brillance de la fleur,

un emportement soudain

d’éclats, d’espérances,

le sable brille . . .

bruit résonnant des vagues,

c’est les vacances!

tu es rire, vie

tu es vie, rire,

chacun est porté là comme marionnette ou statue de sables

amarillys bleu clair

passent dans le ciel les grandes bêtes

des nuages,

. . . . cheval de mer

ou bien un poisson ailé extraordinaire.

qui est réel,

le rêve animaliers dans les nuages

ou ces croisements

incessants des êtres humains

. . les yeux ouverts,

à ne plus savoir qui ils sont

emprisonnés dans leur visage

leur porte au monde

façade éblouissante

. … des rêves marchants

dis ton passage

dis, dis le vol ailé

. . les pas croisés,

. . . les pas tombant,

.. . . un peu à côté,

surpris de chaque pas,

cette allure,

mouvement

et forme des plantes, vivants personnages

bougeant au vent,

croisements des regards

arbres vert tendre

chaises bleu, en plastique et métal,

le sable, ici gris . . . .. . . . . . . . . . . . . . .

.. . . . . . . . . . . . ici jaune,couleur des passages mystérieux

. . . . . . . . . . . . . entre le passé et l’avenir

Lausanne, le 4 août 2001

Poésie / Après un film: jeu invraisemblable

15 décembre, 2010

Après un film:

jeu invraisemblable, après un film:

trafic:

jeu invraisemblable

. . . .des roues

humains qui

. . se déplacent,

. . . . comme folie sur

véhicule

tu te dresses et cambe

la marche

. . .

. .

un bateau

voiture qui tourne,

. . être humain

. . . va en voiture,

quatre roues

. . . ou mains

il est parti

sur une

. . .

. . .

sans fin

. . . . parcours

de ses enfants . .

des hommes

.

. . . . .

nouvelle génération

la voiture . .

. .enfantée

bougeant seule

de son être

. . . .

. .

dévoreur, curieux,

et insectif,

. . . . .

coléoptère, millions,

qui, où l’homme,

hésite

et passe . .

il s’encouble

.

. . . . . .

à peine

puis de son élan

couleur jaune des

. . . . . . véhicules

qui, vivantcomme

. . . . . . êtres de chairà confondre

. . tournent

. . . . . . . . . . .et évoluent

(la salle, immense, quadrillage structuré des gris formesdessinant, le passage forcé des êtres oublieux de leur essence,

quadrillage des véhicules

exposés, en attente,

. . de vol d’âme,

prêt à saisir leur proie humain, à happer

l’esprit d’un

. . . ingénu.

. . qui auraitpu être

. .heureux

).

Daniel Thomas, 2001.

Poésie / Après un film: portraits croisés

15 décembre, 2010

Poésie:

après un film, portraits croisés

qui suis-je?

se connaît-on soi-même?

(jeux croisés des regards, décor fermé sur lui-même,

petit monde dans le monde,

cet atelier au toit ouvert des possibles passant dans le ciel)

le peintre cherche

identité?

amitié

l’autre qui nous voit

toujours autre .. . . .

on ne peut pas se connaître

jamais

. . .l’être

l’existence sur la terre

l’enveloppe,

Socrate

avancée dans la vie

à tatons . . . . .

inconnu . . .

son propre être

moi,

(les pots de peinture, multicolore petit ville,

un peu plus haut ou petit chacun, quelle compagnie,

couvrant l’espace d’un coin de l’atelier,

danse des pinceaux )

. . . . . cet inconnu!

question

de la présence

. . . . .sur la terre

musiques un peu extraterrestres

.. de la venue sur la terre.

étouffer

dans le noir

l’être vivant,

. . ..soufflant,

. . .respirant,

dialogue des visages

on est là par son visage,

présence bizarre … de l’être.

quête aussi

. . …de son identité

le peintre.

quête aussi

de son identité,

Daniel Thomas, Lausanne, le 26 juillet 2001